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FAIT DE VER

LE SAVIEZ-VOUS?

Un seul hectare de terre peut abriter plus d’un demi-million de vers, mangeant neuf tonnes de feuilles, de tiges et de racines mortes et retournant 36 tonnes de terre par année. Imaginez combien de matière morte s’accumulerait en cas de grève générale des vers de terre!

Jardiniers et pêcheurs profitent aussi des vers de terre, surtout du lombric commun (Lumbricus terrestris L.). Cependant, une fois introduite dans de nouveaux secteurs, cette espèce peut perturber la biodiversité indigène. Par exemple, certaines forêts du nord-est des États-Unis ne se régénèrent pas en raison des changements qu’elle apporte aux sols (www.nrri.umn.edu/worms) [en anglais seulement]. Alors, après avoir pêché, que devriez-vous faire avec les vers de terre qui restent?

De nombreuses célébrités ont reconnu les services écologiques rendus par les vers de terre. Cléopâtre a déclaré qu’ils étaient sacrés, et a interdit aux agriculteurs égyptiens de les éliminer. Aristote les a nommés les « intestins du sol ». Selon Charles Darwin, qui a étudié les vers de terre durant 39 ans, peu d’autres espèces animales auraient joué un rôle aussi important dans l’histoire du monde.

Espèces indigènes et introduites

La plupart des membres de la famille des vers de terre (Lumbricidés) seraient disparus du Canada durant la dernière période glaciaire. Les vers de terre indigènes n’ont survécu que dans les régions ayant échappé aux glaciations, comme la côte ouest de la Colombie-Britannique, certaines parties du Yukon et l’extrême-sud des régions de l’Est et du Canada atlantique. Nombre d’espèces aujourd’hui présentes au Canada ont été introduites par les colons Européens, qui appréciaient leurs services écologiques, particulièrement en agriculture.

Les espèces présentes au Canada appartiennent à l’une ou l’autre des trois familles suivantes : Lumbricidae, Acanthodrilidae et Sparganophilidae. Les espèces suivantes sont indigènes au Canada et en Amérique du Nord : Aporrectodea bowcrowensis, Bimastos lawrenceae, Arctiostrotus perrieri, Arctiostrotus vancouverensis, Toutellus oregonensis et Sparganophilus eiseni.

QU’EST-CE QU’UN VER DE TERRE?

Les vers de terre appartiennent à l’embranchement des Annélides, parce leur corps est segmenté, et à la classe des Oligochètes, parce qu’ils rampent grâce à leurs muscles circulaires et longitudinaux situés sous leur peau, une série de poils (soies) donnant appui à chacun des segments. Le premier segment, ou péristomium, porte la bouche. Le lobe, semblable à une langue, qui fait saillie au-dessus de la bouche est appelé le prostomium, très important pour l’identification des vers de terre au genre. À environ un tiers de la longueur du corps depuis la tête, on trouve le clitellum, bande nettement renflée et de couleur blanche, orange ou rousse. Seuls les vers de terre adultes prêts à se reproduire ont un clitellum. Et nous devinons ce qui se produit au dernier segment (le périprocte), qui porte l’anus!

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UN MYTHE À PROPOS DES VERS DE TERRE

Est-il vrai qu’on peut couper un ver de terre en deux et en obtenir deux?

Non, c’est un mythe. Si vous coupez un ver de terre près de l’extrémité de la queue, une nouvelle queue va pousser. Si le ver de terre est coupé ailleurs, il mourra. S.V.P. n’essayez pas de vérifier ce mythe... tous les organismes vivants méritent notre respect!

DES BÂTISSEURS D’HABITAT

Les vers de terre, avec leur impact considérable sur les sols, sont des « ingénieurs de l’écosystème ». Leur réseau de galeries souterraines accroît la quantité d’eau et d’air atteignant les racines des plantes et d’autres organismes du sol, favorisant ainsi leur croissance. Comme la plupart des vers de terre mélangent aussi la litière végétale et la matière organique au sol, ils en accélèrent la vitesse de décomposition et de libération des éléments nutritifs. Ainsi, les vers de terre recyclent les éléments nutritifs provenant des plantes mortes et d’autres organismes du sol et les rendent réutilisables.


 
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Haut de page Mise à jour le: 2009-05-23