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Anatomie
Les vers de terre sont des invertébrés, c’est-à-dire des animaux dépourvus de colonne vertébrale (contrairement aux serpents, qui en possèdent une). Les vers de terre sont membres de la classe des Oligochètes car ils rampent au moyen de muscles circulaires et longitudinaux situés sous l'épiderme. Chaque segment porte également des soies qui aident à ancrer le segment au sol pour assurer son déplacement. Contrairement aux humains, les vers de terre n'ont pas de système respiratoire bien développé. En lieu et place de poumons, ils respirent par la peau qui doit donc demeurer humide en tout temps.
Les vers de terre sont des annélides, c'est-à-dire des organismes au corps segmenté. Les vers de terre sont des animaux à symétrie bilatérale. En d’autres mots, si vous coupiez un ver de terre en deux dans le sens de la longueur, vous constateriez que les côtés droit et gauche du corps sont identiques (des images miroirs l’une de l’autre).
Contrairement à de nombreux autres invertébrés, l’appareil circulatoire est complètement fermé. Deux gros vaisseaux sanguins parcourent tout le corps, le long du tube digestif. De deux à cinq paires de vaisseaux sanguins à parois musculaires relient les deux gros vaisseaux et fonctionnent comme des cœurs pour assurer la circulation sanguine.
Le premier segment est appelé péristomium et porte la bouche. La bouche est surmontée d'un lobe saillant en forme de langue, le prostomium. Les vers de terre utilisent leur prostomium pour « percevoir » l’environnement qui les entoure. Dépourvus d’yeux, d’oreilles, de nez et de mains, ils dépendent de leur prostomium pour s’orienter dans le sol. Lorsqu’ils creusent des galeries dans le sol, les vers de terre excrètent du mucus. Au contact des parois des galeries, ce mucus forme une sorte de ciment qui consolide les galeries et en permet la réutilisation. Le cerveau du ver de terre n’est qu’une paire fusionnée de ganglions nerveux, situés principalement dans le troisième segment. Trois fibres nerveuses géantes s’étendent sur toute la longueur du corps, en périphérie du tube digestif. Ces fibres transmettent les impulsions du cerveau régissant les mouvements rapides du corps.
À environ le tiers de la distance qui sépare la tête du périprocte se trouve le clitellum. Cette structure ne s'observe que chez les vers qui sont prêts à se reproduire (adultes). Le clitellum peut être blanchâtre, rouge orangé ou brun rougeâtre. Les vers de terre sont prêts à s'accoupler lorsque leur clitellum est orange. Après l'accouplement, chacun des deux partenaires dépose un cocon (figure 2) contenant entre un et trois embryons. Le cocon glisse du clitellum vers la tête pour ensuite tomber sur le sol.
Figure 1: L'anatomie d'un ver de terre
Le dernier segment est appelé périprocte et porte l'anus.
Juvéniles : Les vers de terre qui ne présentent aucune marque génitale (clitellum, tubercules de la puberté (voir la figure 1) ou tumescences génitales) sont des individus juvéniles. Ce stade du cycle de vie se situe entre le stade post-natal et le stade de maturité sexuelle ou stade clitellaire (stade adulte).
Après l'accouplement, chacun des deux partenaires dépose un cocon (figure 2) contenant entre un et trois embryons. Le cocon glisse du clitellum vers la tête pour ensuite tomber sur le sol.
Figure 2: Cocon de ver de terre
Autres stades de la vie du ver de terre
Les vers de terre peuvent entrer en période d’inactivité, ou de dormance, lorsque les conditions météorologiques sont défavorables (p. ex. périodes de sécheresse). On appelle cet état estivation. Durant l’estivation, le ver de terre s’enroule sur lui-même pour former un nœud et prend une couleur rose (figure 3).
Figure 3: Un ver de terre en état d'estivation
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